Mars : ce que vos résolutions disent (vraiment) de votre vie professionnelle.
Nous sommes début mars.
Les bonnes intentions de janvier se sont un peu diluées, nos agendas ont repris leur rythme. Bref, le quotidien a repris le dessus.
Et pourtant, quelque chose demeure. Chez beaucoup de personnes que j’accompagne, je retrouve la même phrase : « Je m’étais dit que cette année, ça serait différent. »
Différent comment ? – – Plus aligné?
– Plus serein?
– Plus stimulant? Mais début mars, le malaise est toujours là. Parfois plus visible qu’en janvier. Et si le problème n’était pas le manque de volonté… mais le décalage entre vos résolutions et vos valeurs profondes ?
Les résolutions ne sont pas toujours le vrai sujet !
En janvier, on formule souvent des objectifs. Comme :
- Changer de poste.
- Se former.
- Demander une augmentation.
- Se reconvertir.
- Mieux s’organiser.
- Faire du sport.
- Passer plus de temps en famille.
- Reprendre un loisir.
Ces résolutions partent d’une intention sincère, mais elles restent parfois en surface. Elles répondent souvent à une gêne visible, ou invisible : fatigue, frustration, ennui, manque de reconnaissance. Elles tentent d’agir sur le symptôme. Or, ce qui bloque, ce n’est pas toujours l’action. C’est souvent le manque de clarté. Et la clarté ne vient pas d’une nouvelle promesse. Elle vient d’une compréhension plus fine de soi. On peut décider de “changer” sans avoir identifié ce qui, au fond, n’est plus respecté.
En mars, la dynamique (re)tombe…
Janvier est porté par l’énergie symbolique du renouveau. Février est encore engourdi par l’hiver. Mars, lui, est plus lucide.
On ne peut plus attribuer son malaise uniquement à la fatigue saisonnière, on ne peut plus se raconter que “ça ira mieux plus tard”… Démarrage du deuxième trimestre de l’année… déjà. Ce qui persiste commence à demander une explication plus profonde. Si le malaise professionnel est toujours présent, malgré les résolutions, cela signifie souvent qu’il ne relève pas d’un simple ajustement organisationnel. Il touche à autre chose.
Il va falloir accepter d’explorer ce qui se passe plus en profondeur. Même si ce n’est pas confortable.
Derrière les résolutions, il y a … des valeurs.
Dans mes accompagnements, quand on creuse, on s’aperçoit que les résolutions masquent souvent une tension plus ancienne.
Une ou des valeurs non respectées, un besoin ignoré, un rythme qui ne correspond plus ou qui n’est pas respecté!
Par exemple :
– Vous avez pris la résolution de “mieux vous organiser”, alors que votre vraie tension concerne un manque d’autonomie.
– Vous avez décidé de “chercher un autre poste”, alors que ce qui vous étouffe, c’est l’absence de sens dans vos missions.
– Vous vous êtes promis d’être “plus motivé(e)”, alors que votre valeur de progression n’est plus nourrie.
Les résolutions tentent d’agir sur le comportement. Les valeurs, elles, parlent d’identité.
Et lorsqu’il y a un écart durable entre ce que vous faites et ce que vous défendez intérieurement, le malaise persiste.
Ce que le malaise peut révéler en cours d’année :
Début mars est un moment intéressant psychologiquement.
L’énergie revient légèrement, la lumière change, la fatigue hivernale s’estompe (logiquement).
Et pourtant, certaines insatisfactions restent intactes.
Cela nous permet de distinguer :
– Ce qui relevait de la fatigue passagère.
– Et ce qui relève d’un désalignement plus structurel.
Si, malgré le retour d’énergie, vous ressentez toujours :
– une impression de stagnation,
– un ennui latent,
– une perte de sens,
– une difficulté à vous projeter,
alors la question n’est peut-être plus “comment tenir ?”
Mais plutôt : “qu’est-ce qui, dans ma vie professionnelle actuelle, ne correspond plus à qui je suis devenu(e) ?”
Les bonnes questions à se poser.
Plutôt que d’ajouter une nouvelle résolution, il peut être plus utile de vous poser quelques questions structurantes :
– Est-ce que j’évolue réellement dans mon poste ?
– Est-ce que mes valeurs sont respectées dans mon environnement professionnel ?
– Est-ce que je me projette encore dans un an au même endroit ?
– Est-ce que je me sens utile ?
– Est-ce que je me sens cohérent(e) avec ce que je fais chaque jour ?
Ces questions ne servent pas à dramatiser votre situation, mais à faire un véritable état des lieux. À mettre des mots sur ce qui se joue et à clarifier vos besoins. Parce que le malaise ne disparaît pas sous l’effet d’un agenda mieux organisé ou d’une motivation forcée.
Il se transforme quand on comprend ce qu’il révèle !
Mars n’est pas un mois magique, c’est un miroir.
Début mars agit souvent comme un miroir. Il montre ce qui a tenu, et ce qui n’a pas tenu.
Il montre ce qui relève de l’habitude et ce qui relève d’un réel décalage intérieur.
Les résolutions échouent rarement par manque de discipline, elles échouent quand elles ne s’appuient pas sur des valeurs claires.
Si vous ressentez encore ce flottement professionnel en mars, ce n’est peut-être pas un échec, C’est peut-être le signe qu’un simple ajustement ne suffira pas.
Et que ce dont vous avez besoin n’est pas une nouvelle promesse…
mais une réflexion plus profonde.
À retenir
1 – Les résolutions de janvier agissent souvent sur les symptômes, pas toujours sur les causes profondes.
2 – Si le malaise professionnel persiste en mars, il peut révéler un désalignement plus structurel.
3 – Les valeurs professionnelles jouent un rôle central dans le sentiment de cohérence et d’engagement.
4 – Plutôt que multiplier les décisions rapides, il est parfois plus puissant de clarifier ce qui ne correspond plus.
5 – La lucidité n’est pas dramatique. Elle est structurante.
Je suis Marie-Anne. Depuis plusieurs années, j’accompagne celles et ceux qui traversent des périodes de questionnement professionnel. Mon rôle n’est pas de vous pousser à changer à tout prix. Mon rôle est de vous aider à comprendre ce qui se joue réellement, pour retrouver un cap cohérent avec vos valeurs et votre évolution.
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